Les citajours de Syldia

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23 juin 2014

La dernière leçon

585106-gfLa dernière leçon - Mitch Albom Pocket éditions

Une lecture qui n'est pas anodine.
On pourrait résumer le livre ainsi : "Une leçon de vie aux portes de la mort."
Outre une vision ultra-sensible et ultra-humaine de ce qui devrait être l'essentiel d'une vie, vision offerte comme une dernière leçon par un professeur en sociologie en phase terminale de sa maladie, cette lecture m'a rassurée et en même temps questionnée sur la fin de vie et ses contraintes : devenir dépendant des autres pour tous les gestes de la vie courante. Bien sûr, la leçon de vie est importante, mais ce qui m'a personnellement interpelé c'est une autre facette de ce livre.
Je cite  (longue citation mais si explicite): "J'ai commencé à aimer ma dépendance. Maintenant, j'aime qu'on me tourne sur le côté, qu'on me frotte le dos avec de la crème pour m'éviter les escarres. J'aime qu'on m'essuie le front, ou qu'on me masse les jambes. Je me délecte. Je ferme les yeux et je profite de chaque instant. Cela me semble familier... C'est comme retourner en enfance. Quelqu'un vous donne votre bain. Quelqu'un vous porte. Quelqu'un vous essuie. Nous savons tous comment faire pour être un enfant. C'est inscrit à l'intéreur de nous.
En ce qui me concerne, il s'agit de retrouver le plaisir que j'avais étant enfant. Quand nos mères nous portaient dans leurs bras, nous berçaient, nous caressaient la tête, la vérité est que nous n'en avions jamais assez. D'une certaine façon, nous avons tous la nostalgie de ce temps où l'on s'accupait entièrement de nous, de cet amour, de cette attention inconditionnelle. La plupart d'entre nous n'en avons jamais eu assez."
L'auteur du livre ( et élève du professeur ) résume  : "A soixante-dix-huit ans, il donne comme un adulte et il reçoit comme en enfant".

Un tel témoignage soulève beaucoup de questions sur l'accompagnement des personnes en fin de vie, sur l'attention quotidienne qui leur est prodiguée. Sur la nécessité de la parole, de considérer l'être dépendant comme un être humain à part entière, et sur l'importance du contact physique.

 

Posté par Syl69 à 20:23 - Lecture - Commentaires [4] - Permalien [#]
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Commentaires

  • ... voir les choses de cette façon Pourquoi pas ?

    Posté par faciladir, 23 juin 2014 à 21:22
  • Quel beau témoignage... mais en même temps quelle humilité et quel renoncement il faut !! Pour avoir travaillé dans le milieu des personnes dépendantes, et notamment pour avoir accompagné Maman pendant les neuf derniers mois de sa vie, je peux dire que c'est tout à fait ça : ces personnes fragilisées apprécient la douceur et l'attention qu'on leur porte, tout en conservant leur identité, oui, c'est-à-dire en les considérant comme des humains à part entière. Hors de question de dire "papy" ou "mamie", obligatoirement c'est monsieur ou madame, suivi de son nom de famille.

    Posté par Praline, 26 juin 2014 à 07:45
  • FACILADIR : Je pense que cela n'a pas été facile pour lui d'en arriver là. Mais peut-être est-ce la manière qui permet d'accepter la situation

    PRALIE : si t veux je te prête le livre Oui humilité qualifie bien la personne. C'est une facette de livre, l'autre étant de parler de la vie. Mais celle-ci m'a interpelée.

    Posté par Syl69, 26 juin 2014 à 08:27
  • Oui Syl, à l'occasion je veux bien que tu me prêtes ce livre, merci !

    Posté par Praline, 26 juin 2014 à 18:12

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