Les citajours de Syldia

Citations imagées, chroniques de livre...

16 janvier 2006

Déroulement de l'histoire

 2006p

Le fil de pelote que l'on déroule..et qui se déplie  avec facilité, la pelote roulant sur le sol. Ce bout de fil qu'il faut saisir au milieu d'un enchevêtrement de fils : on en sait jamais si on va saisir le bon. Mais on tente quand même.
Et puis, on voit la pelote se dérouler doucement, avec soulagement quand on se rend compte que l'amorce était la bonne.
Mais quelquefois, ça bloque, il y quand même des noeuds et on doit s'arrêter, et on doit le regarder ce noeud pour trouver comment le défaire. Et deux paires d'yeux ça aide; à deux, c'est toujours plus facile.
A deux, chacun apporte à l'autre le petit plus qui permet de dénouer le fil sans le rompre, pour reprendre le déroulement de la pelote tout doucement, sans heurts.
D'ailleurs, c'est toujours avec douceur qu'on défait les noeuds des pelotes; on n'a jamais vu quelqu'un réussir à dénouer un noeud de pelote en tirant dessus.
J'essaie de dénouer des noeuds d'enfance avant qu'ils ne deviennent trop serrés.

Syl

Posté par Syl69 à 08:55 - Etre et apparence - Commentaires [9] - Permalien [#]

Commentaires sur Déroulement de l'histoire

  • Et tu les délies en fines ficelles en mots bien posés sur ton clavier...J'aime les lire...

    Posté par Dia, 16 janvier 2006 à 09:09 | | Répondre
  • L'existence est une grosse pelote, qui se déroule,
    Parfois elle glisse doucement sans heurt, subitement ça bloque, c'est le fil de notre histoire.
    au bout de....plusieurs années , c'est une grosse boule que l'on a sous les yeux, on la regarde avec attendrissement, et avec beaucoup d'indulgence.
    bonne semaine Syl
    bisous de zibulinette

    Posté par zibulinette, 16 janvier 2006 à 09:13 | | Répondre
  • Et quand on n'est pas deux ? on s'applique encore plus alors ?
    Jolie note sensible Madame Syl. Bisous.

    Posté par Pralinette, 16 janvier 2006 à 09:14 | | Répondre
  • En fait, cette note a d'abord été un commentaire que j'avais écrit chez Phil, en réponse à une de ses notes.
    Pralinette, j'ai supprimé, avant de mettre en ligne, la dernière phrase qui disait :
    "Nous nous y mettons à 4 mains, et quelquefois à plus"

    Posté par Syl, 16 janvier 2006 à 10:11 | | Répondre
  • Une jolie note, toute en finesse. Quand il s'agit de sa vie la tentation est grande de trancher brutalement le lien. Ils pésent lourds ces noeuds et il faut beaucoup de temps et de patience pour s'en affranchir...

    Posté par lechantdupain, 16 janvier 2006 à 10:39 | | Répondre
  • Je suis trop impulsif et impatient pour pratiquer comme cela

    Posté par Asterie, 16 janvier 2006 à 17:18 | | Répondre
  • Je sens beaucoup d'émotion dans cette pelote noueuse. Oui il faut de la douceur, et de la patience, et de l'écoute, et de la sensibilité, etc..., pour négocier avec les noeuds...
    Pas comme je fais avec les vrais fils, que je coupe rageusement avec une pince, des ciseaux, un sécateur, enfin l'outil approprié à la matière quoi.

    Posté par phil, 16 janvier 2006 à 18:10 | | Répondre
  • féfaire les noeuds est chose difficile quand un des deux les refait sans cesse; le tout est de les défaire ensemble
    bonne semaine

    Posté par littlesun, 16 janvier 2006 à 22:00 | | Répondre
  • très sympa cette photo... enfin ce scan je veux dire !

    Posté par Lew, 17 janvier 2006 à 14:45 | | Répondre
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