Les citajours de Syldia

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16 novembre 2005

Aux jeunes loups

Il y a quelques jours, j'ai posté sur le rétroblogpub une note sur des chanteurs, car j'avais reconnu Henri TACHAN dans l'article de presse daté de 1966. J'avais par contre zappé les autres jeunes compositeurs-interprètes car leurs noms ne me disaient rien. Dany a trouvé un texte d'un de ceux-ci et l'a mis en commentaire.
Voici ce texte que je trouve superbe, tendre et toujours très d'actualité.
Le chanteur ?  Jean Claude ANNOUX.
Pour en savoir plus sur lui et sur les autres de l'époque, allez voir ICI
Syl

Ils sortent de l'enfance comme s'ils sortaient d'un bois
Plus tremblant d'arrogance que de peur ou de froid
Les jeunes loups, les jeunes loups.
Ils abordent la vie avec la même foi
Chacun guettant sa proie d'un égal appétit
De jeune loup, les jeunes loups

Si vous tentez de les séduire
Ils vous montrent les dents,
Mais quand ils sourient leur sourire
Est celui d'une enfant.
Il ne faut pas les flatter
De la main, ce ne sont pas des chiens
Ils gardent toujours leur fierté
Même s'ils n'ont pour manger
Qu'un seul os à ronger.

Ils aiment s'amuser, mais ne savent pas qu'ils jouent
Quand entre chien et loup on les voit déguisés
En loups-garous, les jeunes loups.
Parfois leurs yeux s'allument
Quand passe une ingénue
Aux longs cheveux de lune
Qu'ils suivent dans la rue
A pas de loups, les jeunes loups.

Et bientôt dans leur cœur tout bouge
Quand ils se voient tremblant
Au bras d'un petit chaperon rouge
Qu'ils habillent de blanc
Ils se croient apprivoisés,
Installés dans un conte de fées
Mais rien n'est fini pour autant
Car la vie les attend
Pour leur faire les dents

Pour que jeunesse se passe
Ou sans raison du tout
On leur dit tout à coup
D'aller faire la chasse,
Aux autres loups, les jeunes loups.

Avec ou sans lauriers, ils reviennent meurtris
Et peuvent réciter, même sans l'avoir appris
La mort du loup, les jeunes loups
Alors ils arrêtent leurs frasques
Et s'arrachent soudain
Le loup qui leur servait de masque
Et par un beau matin
Se retrouvent à la croisée des chemins
Seuls devant leur destin
Et prennent la voie de leur choix
Qu'ils poursuivent tout droit
Sans reculer d'un pas.
Même si beaucoup d'entre eux
Vivent sans foi ni loi,
Cela importe peu
Ce qui compte pour moi
C'est qu'ils sont devenus des hommes
Et qu'un jour parmi eux
Il s'en trouvera deux...
Pour aller fonder Rome.

Posté par Syl69 à 11:12 - Poèmes / Chansons - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

  • Fabuleux et émouvant.
    Je ne me souviens plus trop de cette chanson?

    Posté par cristina, 16 novembre 2005 à 11:27
  • Quel plaisir de retrouver tous ces textes, et ces chanteurs. Merci à vous les beaucoup plus jeunes que moi.

    Bisous de Zibulinette

    Posté par zibulinette, 16 novembre 2005 à 11:53
  • No comment encore trop jeune, ça devient rageant

    Posté par Dia, 16 novembre 2005 à 11:59
  • Christina : Moi je ne le connaissais pas, ni le texte ni l'auteur

    Zibulinette : Bises à toi aussi

    Dia : Ton heure viendra

    Posté par Syl, 16 novembre 2005 à 15:35
  • je ne connais que Tachan dans tout ça

    Posté par phil, 16 novembre 2005 à 18:27
  • Le plus tard possible, merci

    Posté par Dia, 17 novembre 2005 à 09:09

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