Les citajours de Syldia

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11 mai 2005

Valises familiales

Les parents sont distillateurs d'angoisse, mais ceux qui n'hériteraient d'aucune angoisse seraient bien démunis. François Weyergans
vss

Sujet délicat...Cette citation correspond à mon histoire, mais aussi à celle de tout le monde.
Avoir conscience de son bagage familial permet de vivre en adulte mais également de ne pas tout porter . Souvent, il est vrai, on ne fait que déposer notre bagage en consigne, il n'est jamais très loin et nous le retrouvons sur notre chemin dans les moments de doute.
Mais je sais que pour d'autres, malheureusement, ces valises sont remplies d'une histoire faites de silences, de non dits, et aussi parfois d'une histoire trop lourde à porter pour l'adulte et aussi pour l'enfant qui reste tapi au fond de lui.

La force réside dans l'acceptation de cette histoire...nous ne pouvons pas la changer, mais nous pouvons ne pas la reproduire.
Syl

Posté par Syl69 à 08:00 - Destin - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

  • C'est vrai

    que les peurs, les préjugés, les refus.... viennent souvent de l'enfance et des remarques (qui se voulaient rassurantes... mais pour qui ?) des parents... parfois ça pèse lourd...
    Il faut savoir s'en affranchir pour ne pas couler ou risquer de les rajouter au propre bagage que l'on transmettra à ses enfants.....
    Bonne journée les fifilles !

    Posté par rainette, 11 mai 2005 à 08:19
  • Et le plus difficile c'est de ne pas reproduire une histoire douloureuse . Ne dit-on pas que bien des enfants battus, battent parfois à nouveau leurs enfants?

    Posté par Phany, 11 mai 2005 à 08:21
  • Chacun a la clé de son propre bagage, l'important est alors de faire le choix entre :
    la laisser en consigne ad vital eternam, en espérant que la clé finisse par rouiller.
    l'enfouir sous d'autres bagages, on transporte alors en permanence un gros trousseau de clés.
    Ou se décider à sortir son bagage, ôter la fine couche de poussière, introduire doucement la clé dans la serrure et faire jouer le mécanisme déclicat. Quand enfin le couvercle se soulève, il ne reste plus qu'à découvrir son contenu, l'intégrer et le refaire sien.
    L'instant du choix peut-être repoussé mais surement pas indéfiniment. A chacun de décider de son instant, celui-ci peut être douloureux, magique, raisonné, partagé ou bien hautement personnel. Mais au bout du compte apaisant ...

    Posté par Jad, 11 mai 2005 à 09:56
  • Nous avons un avantage sur les générations d'avant : nos valises, LA PAROLE.
    Parler aide... oser dire aussi, chose qui était inconcevable avant.
    En plus, il est plus facile et accepté d'avoir recours à un soutien psychologique...avant...

    Nous pouvons donc briser la chaine des valises qui se repassent de génération en génération et qui s'alourdissent de nouveaux non dits et secrets familiaux....
    Je ne dis pas que c'est facile, mais nous avons cetet possibilité...utilisons là.

    Posté par syl, 11 mai 2005 à 10:55

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